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Les canaux  ·  Pensée politique

Canal — Essai en chantier

Ma pensée politique temporelle

Organisme politique parasite de l’expression

Douze textes ≈ 20 000 mots Août — septembre 2026

Présentation

Ce canal n’est pas un livre, et il ne feint pas de ‍‌‌‌‌​‌​​​​‌‌​‌​​​‌‌‌‌​‌​‌‌​​​​‌‌​​​‌‌​​​‌​​​​‌​​‌‌​​​​‌‌‌​‌​​‌‌​‌​​​‌‌​​​​​‌​​‌​​‌​‌‌​‌‌‌​‌‌‌‌‌​​​​‌‌‌​‌​‌‌​‌​‌‌‌‌‌‌​‌​‌​​‌‌‌​​​‍l’être. C’est un chantier : douze textes écrits en deux mois, chacun parti d’une formule — une phrase dense, souvent obscure au premier regard, que je pose puis que nous laissons se développer. Les formules sont de moi ; leur développement est le produit d’un échange. On les reconnaît ici en exergue, détachées du commentaire qui les déplie.

Le mot temporelle du titre n’est pas décoratif. C’est l’axe de tout l’ensemble : la conviction ‍‌‌‌‌​‌​​​​‌‌​‌​​​‌‌‌‌​‌​‌‌​​​​‌‌​​​‌‌​​​‌​​​​‌​​‌‌​​​​‌‌‌​‌​​‌‌​‌​​​‌‌​​​​​‌​​‌​​‌​‌‌​‌‌‌​‌‌‌‌‌​​​​‌‌‌​‌​‌‌​‌​‌‌‌‌‌‌​‌​‌​​‌‌‌​​​‍qu’une pensée politique se juge à son rapport au temps. Une position qui se fixe trahit le mouvement réel ; une position qui se laisse traverser reste vivante. Tout le reste — les partis, la parole, les symboles, la transcendance — est examiné sous cet angle.

Le vocabulaire est en partie forgé. La mentabolisation désigne le stade pré-conscient où la ‍‌‌‌‌​‌​​​​‌‌​‌​​​‌‌‌‌​‌​‌‌​​​​‌‌​​​‌‌​​​‌​​​​‌​​‌‌​​​​‌‌‌​‌​​‌‌​‌​​​‌‌​​​​​‌​​‌​​‌​‌‌​‌‌‌​‌‌‌‌‌​​​​‌‌‌​‌​‌‌​‌​‌‌‌‌‌‌​‌​‌​​‌‌‌​​​‍matière brute — perception, mémoire, sensation — est transformée avant même de devenir pensée articulée : la pensée n’est donc pas l’origine mais déjà un produit filtré. Le Panopticon Politicus nomme l’architecture invisible de surveillance idéologique qui discipline non des corps mais des positions.

La société cadre notre peur première et l’instinct de fuite. Le parti politique ‍‌‌‌‌​‌​​​​‌‌​‌​​​‌‌‌‌​‌​‌‌​​​​‌‌​​​‌‌​​​‌​​​​‌​​‌‌​​​​‌‌‌​‌​​‌‌​‌​​​‌‌​​​​​‌​​‌​​‌​‌‌​‌‌‌​‌‌‌‌‌​​​​‌‌‌​‌​‌‌​‌​‌‌‌‌‌‌​‌​‌​​‌‌‌​​​‍redonne et émule le clan dominateur. De l’instinct au clan, du rite à l’anomie

Résumé

Ce qui ferme — les dispositifs

Le Panopticon Politicus ouvre la série : la surveillance idéologique des partis n’est pas un instrument ‍‌‌‌‌​‌​​​​‌‌​‌​​​‌‌‌‌​‌​‌‌​​​​‌‌​​​‌‌​​​‌​​​​‌​​‌‌​​​​‌‌‌​‌​​‌‌​‌​​​‌‌​​​​​‌​​‌​​‌​‌‌​‌‌‌​‌‌‌‌‌​​​​‌‌‌​‌​‌‌​‌​‌‌‌‌‌‌​‌​‌​​‌‌‌​​​‍de pouvoir mais le symptôme d’un effondrement préalable des perspectives. Vient ensuite la persistance — comment la répétition monolithique transforme une idée non métabolisée en fixation, ce que les sciences cognitives nomment l’effet de vérité illusoire. Puis le piège symétrique : l’esprit qui grandit colonialise l’esprit qui s’élève, où tout universel proclamé, dès qu’il se fige en position défendue, rejoue la logique qu’il prétendait dépasser.

Ce qui fonde — le temps et la matière

Trois textes descendent au socle. L’homme quantique pose que le présent n’est pas un temps ‍‌‌‌‌​‌​​​​‌‌​‌​​​‌‌‌‌​‌​‌‌​​​​‌‌​​​‌‌​​​‌​​​​‌​​‌‌​​​​‌‌‌​‌​​‌‌​‌​​​‌‌​​​​​‌​​‌​​‌​‌‌​‌‌‌​‌‌‌‌‌​​​​‌‌‌​‌​‌‌​‌​‌‌‌‌‌‌​‌​‌​​‌‌‌​​​‍mais un acte de conjugaison — un point de contraction où des possibles se resserrent sans jamais former un état qu’on posséderait. Quand l’esprit produit des idées qui deviennent reprend la superposition : une idée ne vit qu’aussi longtemps qu’aucune mesure ne la force à choisir un état. Et la distanciation comme matière noire transpose la boucle au sujet lui-même : être à la fois celui qui regarde à la fenêtre et celui qui passe dans la rue — un panoptique sans mur.

Ce qui transmet — parole, symboles, rites

De la Parole à l’Inconscient part d’une image commerciale : la parole est le représentant ‍‌‌‌‌​‌​​​​‌‌​‌​​​‌‌‌‌​‌​‌‌​​​​‌‌​​​‌‌​​​‌​​​​‌​​‌‌​​​​‌‌‌​‌​​‌‌​‌​​​‌‌​​​​​‌​​‌​​‌​‌‌​‌‌‌​‌‌‌‌‌​​​​‌‌‌​‌​‌‌​‌​‌‌‌‌‌‌​‌​‌​​‌‌‌​​​‍de la pensée, et comme tout représentant elle n’a sur elle que des échantillons. Artefacts symboliques montre que drapeaux, monuments et rituels ne sont pas l’ornement du pouvoir mais son infrastructure de légitimation — ils précèdent le discours autant qu’ils le prolongent. De l’instinct au clan remonte plus loin encore : la société encadre une peur qui lui préexiste, et le parti réactive le clan sous forme institutionnelle.

Ce qui oriente — les seuils et les vestiges

Cinq seuils est le texte le plus personnel : la mentabolisation, la créativité, la complexité, ‍‌‌‌‌​‌​​​​‌‌​‌​​​‌‌‌‌​‌​‌‌​​​​‌‌​​​‌‌​​​‌​​​​‌​​‌‌​​​​‌‌‌​‌​​‌‌​‌​​​‌‌​​​​​‌​​‌​​‌​‌‌​‌‌‌​‌‌‌‌‌​​​​‌‌‌​‌​‌‌​‌​‌‌‌‌‌‌​‌​‌​​‌‌‌​​​‍le geste, la marche. Responsabilité diluée oppose deux mouvements — la dilution horizontale dans le collectif et le recours vertical à l’homme providentiel. Enfin Aiôn, les vestiges et la pensée orientée cherche l’origine : les vestiges spirituels n’appartiennent pas au temps de la succession mais à celui de l’événement pur, où le sens insiste sans avoir jamais eu de présent daté.

Sur la nature de ces textes

Plusieurs de ces documents sont des échanges, et se présentent comme tels — datés, parfois intitulés ‍‌‌‌‌​‌​​​​‌‌​‌​​​‌‌‌‌​‌​‌‌​​​​‌‌​​​‌‌​​​‌​​​​‌​​‌‌​​​​‌‌‌​‌​​‌‌​‌​​​‌‌​​​​​‌​​‌​​‌​‌‌​‌‌‌​‌‌‌‌‌​​​​‌‌‌​‌​‌‌​‌​‌‌‌‌‌‌​‌​‌​​‌‌‌​​​‍« discussion ». Je pose une formule, un interlocuteur la déplie, et nous la rattachons à Foucault, Lacan, Whitehead, Deleuze, Cramer, Hofstadter, Bateson. Le dossier Hyperpipe nomme d’ailleurs ce corpus « cinq échanges ». Les lire, c’est lire un atelier plutôt qu’un traité — et c’est ainsi qu’ils valent : nous y cherchons une pensée, et le texte garde la trace de cette recherche. Le commentaire qui déplie les formules parle désormais à la première personne du pluriel : j’y suis impliqué, il n’y a pas d’observateur extérieur à cette pensée.

Lire l’intégrale

Les douze textes se lisent ici, avec un code à six chiffres. Le code ouvre la lecture pendant quatre jours, sur tous les textes du site.